Affichage des articles dont le libellé est Hard Rock. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hard Rock. Afficher tous les articles

lundi 16 novembre 2015

Bc | Indiscipline - Live At Toca (2015)


mercredi 14 octobre 2015

Krönik | Tracer - Water For Thirsty Dogs (2015)


Nous aurions aimé ne dire que du bien de "Water For Thirsty Dogs", quatrième rondelle gravée par Tracer. Parce que les kangourous compt(ai)ent parmi les groupes de (Stoner) Rock les plus jouissifs surgis ces dernières années. 

Parce que nous avions le zizi tout dur en écoutant donc "Spaces In Between" puis "El Pistolero", deux albums aux allures de classiques instantanés, galettes énergiques mêlant avec une classe folle Hard seventies et Blues Rock puissant. Parce qu'en matière de musique burnée qui transpire le feeling par toutes les notes, les Australiens ne déçoivent que très rarement. Parce que... 

Nous espérions forcément beaucoup de cette nouvelle cuvée du power-trio (quoi d'autre ?), la déception n'en est donc que plus grande. Alors, bien entendu, "Water For Thirsty Dogs" n'a rien d'un faux pas honteux, de la boursoufflure condamnée de facto aux oubliettes. Dans son genre, il se veut plutôt bon, très bon même, épousant la recette honorée par ses glorieux aînés à base de riffs épais comme des jambons, de mélodies racées et de lignes vocales éraillées qui font ronronner les filles. 

Il faut même avoir les cages à miel encombrées pour ne pas succomber au pouvoir de cette poignée d'hymnes tous plus irrésistibles les uns que les autres ('Owe You Nothing' qu'irriguent des lignes de guitare entêtantes). Dès l'amorce éponyme, l'opus est lancé, avalant les minutes comme une mécanique bien rodée. Les brûlots s'enchaînent, toujours courts, (trop) calibrés, ils donnent envie de taper du pied, lents parfois, à l'image du superbe 'Lazy', ultra plombés toujours ('Us Against The World', 'The Machine' et sa basse énorme), un peu facile aussi tel ce 'Homeward Bound' toutefois séduisant.

Le bilan semble au final des plus positifs mais d'où viennent les grumeaux alors ? De choses presque indéfinissables en fait, qui tiennent du ressenti. Un charme un peu érodé, une écriture certes redoutable bien qu'éprouvée et l'impression que le trio est passé à côté du grand disque viennent gâter ce "Water For Thirsty Dogs" vierge de cette élégance brute et jubilatoire qui a fait la réussite des offrandes précédentes. 

Débarrassé de sa superbe, Tracer se montre sous un jour presque banal. Son talent lui permet de dépasser encore de la tête et des épaules nombre de ses compagnons de route, mais il devra prouver avec son album suivant qu'il en a encore sous la semelle et n'est pas (déjà) en panne d'inspiration. Il vaut mieux que cet effort au demeurant agréable, que les écoutes successives bonifient qui plus est, mais dont la qualité, quoique réelle, le situe très en deçà, d'un "Spaces In Between" que ses auteurs ne parviendront peut-être plus à égaler... (Childéric Thor@2015)

BC | Maniacs On Wheels - S/T (2014)


dimanche 11 octobre 2015

dimanche 4 octobre 2015

Krönik | Kadavar - Berlin (2015)


Quand certains malchanceux mettent des années à percer, d'autres au contraire ne perdent pas de temps pour s'imposer. Kadavar est de ceux-ci. Nonobstant les incontestables qualités du combo, sur lesquelles nous reviendrons un peu plus loin, il est tout de même permis de se demander si ce succès-éclair est justifié. 

Certes le premier album éponyme était bon, voire excellent, certes les concerts livrés par le trio l'ont été tout autant mais pas plus que d'autres... Seulement voilà, les Allemands possèdent quelque chose en plus, une espèce de magie qui, couplée à une énergie jubilatoire, à un sens du feeling (hard) rock humide et à une écriture imparable, aboutit à un Graal orgasmique. 

Bien que simple en apparence, leur art sonne comme une évidence, celle d'écouter une musique noble et pure qui confine à une forme d'Absolu. Mais, "Abra Kadavar", en ne transformant pas tout à fait l'essai, semblait néanmoins déjà dévoiler de relatives limites. Moins de magie, moins de surprise. Le troisième opus, sans compter un split forcément culte partagé avec Aqua Nebula Oscillator, se devait donc d'être à la hauteur de l'attente. Ce qu'il fait. 

Mais, cela, on l'avait déjà deviné car il y a des indices qui ne trompent pas. Son titre court, qu'on retient immédiatement, évocateur d'un foisonnement créatif, en constitue un premier et pas des moindres. Sa pochette, très belle, en est un second, annonciatrice par ailleurs de l'évolution du contenu dont elle est l'écrin en ce sens qu'elle tranche avec ses devancières où trônaient sobrement les trois membres du groupe. 

Par petites touches pointillistes, Kadavar poursuit sa mue, moins doom et tout simplement plus rock et bluesy ('Filthy illusion', 'Pale Blue Eyes'). L'écriture s'est resserrée et sent moins la pipe à eau, diluant les touches psyché certes toujours présentes ('Spanish Wild Rose'), dans un socle plus direct, quand bien même les mélodies accrocheuses sont depuis toujours une des marques de fabrique du trio emmené par le chanteur et guitariste Lupus, lequel se montre ici particulièrement en forme et plus inspiré que jamais, laissant sa gratte déverser un feeling torrentiel, rampe de lancement à des soli dantesques en live. 

Premier opus avec le nouveau bassiste, Dragon, "Berlin" enfile les perles sans jamais ramollir, allant toujours à l'essentiel (tout est emballé en quatre minutes au compteur), parfois rapide à l'image de 'Lord Of The Sky' ou de 'Into The Night', mais serrant le frein le plus souvent ('Last Living Dinosaur') et toujours jubilatoire. Compact et homogène, l'œuvre n'en demeure pas moins nuancée dans son intensité heavy. Hymnes immédiats, des enclumes démentielles telles que 'Stolen Dreams', 'The Old Man' ou 'Thousand Miles Away Frome Home' procurent ainsi des frissons par leur dureté duveteuse. 

Davantage que le digne successeur du galop d'essai éponyme, ce troisième effort démontre que Kadavar n'est pas juste la sensation du moment mais un grand groupe promis à durer. (Childéric Thor@2015)

lundi 14 septembre 2015

Krönik | The Sword - High Country (2015)


Si les grands albums se reconnaissent (souvent) par cette capacité précieuse à ne se dévoiler que par petites touches pointillistes, alors "High Country" en est un. Incontestablement. 

Car on ne retient tout d'abord pas grand-chose de ce cinquième album de The Sword dont le menu est mité par de nombreuses pistes très (trop) courtes. Quand bien même ses auteurs ne se sont jamais distingués par le goût pour les compos épiques, ce canevas à base de quinze titres n'est pas de très bon augure. Décevante se veut donc sa défloration, surtout pour les fans de la première heure, dont fait partie votre serviteur, lesquels estiment, non sans raison, que les Américains ont bien changé depuis "Age Of Winters" en 2006, troquant progressivement leur stoner doom nourri à la mythologie nordique pour un hard rock solidement ancré dans la terre du Texas, évolution que ce nouvel opus scelle aujourd'hui (sans doute) de manière définitive. 

Ceci dit, le groupe possède une identité bien marquée, toujours reconnaissable, notamment grâce au chant du guitariste en chef J.D. Cronise. Puis, comme cela arrive parfois, le miracle survient, le charme finit par opérer, la magie s'installe, durablement. Malgré une intro sans intérêt en guise de préliminaire, les qualités de "High Country" se dressent peu à peu  pour finalement exploser en un puissant geyser d'effluves terreux et électriques. 

Ecriture ramassée et mélodies insolentes de beauté définissent cette collection d'hymnes énergiques dont les traits laisseront de durables sédiments dans la mémoire, joyaux ciselés comme de petits tableaux où chaque détail compte. De fait, comment résister à des titres tels que 'Empty Temples', 'Tears Like Diamonds' ou 'The Dreamthieves' et ces nappes de claviers délicatement spatiales, pour n'en citer que trois ? Impossible. Tout y est, la classe, le feeling, le talent. 

Habillé d'une prise de son rugueuse, l'album doit aussi sa réussite à sa diversité, alternant mécaniques fonçant pied au plancher, à l'image du fabuleux instrumental tout en progression 'Suffer No Fools' et pulsations lentes et ambiancées dont la plus belle se révèle certainement être 'Seriously Mysterious', nimbé lui aussi de volutes cosmiques et enrichi de chœurs séduisants. Faussement simple, chaque pièce composant "High Country" mériterait en réalité d'être nommée, preuve en est, à la fois de la maîtrise de The Sword, ce que nous savions déjà, et surtout de la valeur de ce disque, ce dont nous doutions quand même un peu au départ. 

Moins doom que "Gods Of The Earth", moins stoner que "Warp Riders", ce cru 2015 des Américains est tout simplement un grand disque de Rock avec un grand R, évidente pierre angulaire d'une carrière qui ne cesse de s'enrichir.